Egypte

 NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE DE LA POLICE ÉGYPTIENNE CONTRE LES MANIFESTANTS

La FTCR et le CRLDHT condamnent le plus fermement possible le massacre commit par la police égyptienne contre les manifestants partisans du président Morsi destitué.

La charge de la police et des forces de l'ordre contre les places occupées par les manifestants ont provoqué a été un véritable bain de sang qui s'est soldé par la mort de centaines de personnes dont des policiers, des journalistes et d’innombrables blessés.

Notre soutien aux revendications démocratiques légitimes du peuple égyptien et à sa lutte contre le fanatisme religieux est un soutien de principe basé sur notre attachement aux valeurs universelles des droits de l'homme et à toutes les libertés d'expression et qui n'accepte en aucun cas les violences policières et le massacre des manifestants.

Reporters sans frontières condamne la série d’exactions dont ont été victimes les professionnels de l’information ces derniers jours en Egypte.

Le photographe Mohamed Bader a été arrêté place Ramsès au Caire alors qu’il couvrait les affrontements entre les partisans de l’ancien président Mohamed Morsi et les forces de police, qui ont fait 7 morts et au moins 260 blessés, le 15 juillet 2013. Plus de 400 personnes ont, comme lui, été appréhendées dans le cadre d’une enquête ouverte sur les violences du 15 juillet. Le 18 juillet, le procureur général a prolongé cette détention de quinze jours et Mohamed Bader a été inculpé pour “possession d’arme”, “atteinte à la sécurité nationale” et “ offense aux forces de l’ordre”. A ce jour, Mohamed Bader n’a toujours pas été libéré.

Parce qu’il a contribué au réveil nationaliste de l’Egypte entrepris par l’armée, Haykal vient d’échapper à un attentat. Cet ancien conseiller de Nasser et fin connaisseur de la politique américaine et du monde arabe n’a pas démérité de cette réputation qui lui a été faite par Henry Kissinger : "Haykal est fier comme un lion et rusé comme un corbeau".

Des centaines de sympathisants de Mohamed Morsi, appréhendés par les autorités égyptiennes, sont privés de leurs droits fondamentaux, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique mercredi 17 juillet. L'organisation a recueilli les témoignages de détenus ayant affirmé avoir été frappés lors de leur arrestation, et avoir reçu des décharges électriques ou des coups de crosse de fusil.

Les autorités égyptiennes doivent respecter le droit de bénéficier d'une procédure régulière des personnes ayant été arrêtées et accusées d'avoir prôné ou employé la violence ces deux dernières semaines. Les allégations de mauvais traitements doivent de toute urgence faire l'objet d'enquêtes.

PROGRAMMES EN COURS

Forum social mondial 2013

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