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L'OMCT demande la libération d'Amina Sboui et de mettre fin à son harcèlement judiciaire !

Genève-Paris, le 16 juillet 2013. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), dénonce le harcèlement judiciaire dont fait l’objet la militante féministe Amina Sboui et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle.

Tunisie: Il faut accorder la liberté provisoire à la militante féministe Amina Sboui

(Tunis) – Le grand nombre de chefs d’inculpation contestables contre une activiste féministe détenue depuis le 19 mai 2013 suggère qu’ils pourraient être basés sur des motifs politiques. Les tribunaux devraient réexaminer ces inculpations en détail et accorder à la militante, Amina Sboui, la liberté provisoire à laquelle la loi lui donne droit.

Le 19 mai, les autorités ont arrêté Amina Sboui, également connue sous le nom d'Amina Tyler, alors qu’elle venait d’écrire le nom d’un groupe féministe international, « Femen », sur le mur d’enceinte d’un cimetière proche de la Grande Mosquée de la ville de Kairouan. Au départ elle a été accusée et reconnue coupable de possession illégale d’un aérosol d’auto-défense, mais elle doit maintenant répondre de plusieurs accusations supplémentaires, dont la dernière a été introduite le 10 juillet.

Les féministes et le sens des manifestations au Brésil

Le droit du corps implique une confrontation directe avec les fondamentalismes. Les femmes marchent auprès des jeunes pour contester les thèmes cristallisés par les grands pouvoirs économiques, politiques, médiatiques, religieux.

S’il existe un thème qui détermine plusieurs programmes de luttes féminines au Brésil, c’est bien celui du droit du corps. Aujourd’hui, cela se traduit en particulier par la lutte pour la décriminalisation de l’avortement, contre le statut du foetus et contre la stigmatisation de l’homosexualité.

Appel à communications : allégations de violations des droits de l’homme affectant la condition de la femme

Les individus, les organisations non gouvernementales, les groupes et les réseaux sont invités à présenter des communications écrites – y compris, de manière non exhaustive, des plaintes, appels et pétitions – à la Commission de la condition de la femme (CSW), comportant des informations relatives à des injustices et à des violations des droits de l’homme présumées contre les femmes dans un quelconque pays. Les demandes peuvent par exemple concerner des arrestations arbitraires de femmes, des actes de violence domestique, des pratiques d’emploi inéquitables et des discriminations contre les femmes en vertu des lois sur l’immigration et la nationalité. La date limite pour soumettre de telles communications est le 1er août 2013.

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