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AMINA ENFIN LIBRE MAIS PAS ACQUITTE

La justice tunisienne a ordonné jeudi 1er août la remise en liberté de Amina Sbouï, militante du groupe féministe Femen, dans l'attente de son procès pour profanation de sépulture, a indiqué à l'AFP son avocat, Halim Meddeb.

"Elle sera libre dans quelques heures, je ne m'y attendais pas", a dit l'avocat, précisant que la jeune femme, détenue depuis mai, restait inculpée pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière afin de dénoncer un rassemblement salafiste.

En soutien a deux meres : Fatim Zahra Yaacoubi & Me Jamila Siouri

DECLARATION 

Je me présente à vous tous et toutes, je m’appelle Hiba j'ai 17 ans , je viens d'obtenir mon Bac et j'ai été victime de viol/agression sexuelle. Je suis l'amie de Jihane en question. Avant tout, je tiens à vous remercier tous et toutes pour votre solidarité qui fait chaud au cœur...et qui témoigne de la grandeur d'âme dont les marocains peuvent faire preuve... car après tout le Maroc n'est pas fait que de violeurs, agresseurs, et fils de "flane" qui se croient supérieurs à leur semblables.et qui en plus de faire preuve de sauvagerie et de manque d'humanité , sont des (comme on dirait en dialecte marocain) des "7OUGARAS".je tiens à éclaircir déjà le contexte dans lequel cet acte horrible a été commis.

M’saken : Le procès d’Amina reporté au 29 juillet 2013

Amina a comparu devant le tribunal de M’saken pour “outrage à un fonctionnaire public“ et “diffamation” selon l’article 245 du Code pénal. Le procès a finalement été reporté au 29 juillet.

La plainte à l’origine de ce procès a été déposée par le directeur de la prison de Messadine, où se trouve Amina.

Selon les témoins, Amina serait intervenue lors d’une altercation entre une prisonnière et des agents de la prison. Elle aurait également insulté le directeur de la prison. L’autre prisonnière est également accusée dans l’affaire. Son avocate Radhia Nasraoui avait annoncé ce nouveau chef d’accusation le 8 juillet. Elle craint que l’on essaye de faire taire Amina, qui a dénoncé auprès d’elle des pratiques de torture dont elle a été témoin sur d’autres femmes en prison.

Egalité homme-femme : Les mensonges d'Ennahdha sur la Cedaw dénoncés par l'Adli

L'Association tunisienne de défense des libertés individuelle (Adli) appelle à l'arrêt de la campagne de dénigrement de la levée des réserves de la Tunisie sur la Cedaw, qui stipule légalité juridique de l'homme et de la femme.

La Cedaw est la Convention des Nations Unies contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. La Tunisie avait décidé de mettre fin aux réserves qu'elle a émises lors de sa ratification en 1985. Cela n'a pas été du goût de certaines parties proches du parti islamiste Ennahdha au pouvoir, qui ont lancé une campagne de dénigrement, appelant à maintenir les réserves de la Tunisie à propos de cette convention.

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