Droits de la femme

Amina a comparu devant le tribunal de M’saken pour “outrage à un fonctionnaire public“ et “diffamation” selon l’article 245 du Code pénal. Le procès a finalement été reporté au 29 juillet.

La plainte à l’origine de ce procès a été déposée par le directeur de la prison de Messadine, où se trouve Amina.

Selon les témoins, Amina serait intervenue lors d’une altercation entre une prisonnière et des agents de la prison. Elle aurait également insulté le directeur de la prison. L’autre prisonnière est également accusée dans l’affaire. Son avocate Radhia Nasraoui avait annoncé ce nouveau chef d’accusation le 8 juillet. Elle craint que l’on essaye de faire taire Amina, qui a dénoncé auprès d’elle des pratiques de torture dont elle a été témoin sur d’autres femmes en prison.

L'Association tunisienne de défense des libertés individuelle (Adli) appelle à l'arrêt de la campagne de dénigrement de la levée des réserves de la Tunisie sur la Cedaw, qui stipule légalité juridique de l'homme et de la femme.

La Cedaw est la Convention des Nations Unies contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. La Tunisie avait décidé de mettre fin aux réserves qu'elle a émises lors de sa ratification en 1985. Cela n'a pas été du goût de certaines parties proches du parti islamiste Ennahdha au pouvoir, qui ont lancé une campagne de dénigrement, appelant à maintenir les réserves de la Tunisie à propos de cette convention.

La Femen tunisienne Amina a comparu lundi devant la justice pour outrage et diffamation de fonctionnaire, après avoir dénoncé des mauvais traitements dans la prison où elle est incarcérée depuis deux mois. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 29 juillet. L'audience a débuté peu avant 10H00 GMT au tribunal cantonal de M'saken (150 km au sud de Tunis) à la suite d'une plainte déposée par quatre gardiennes de prison à l'encontre d'Amina Sbouïe et une autre détenue, Rabiaâ, poursuivie pour les mêmes faits.

Tunisie : tout feu, tout femmes

Face aux positions rétrogrades qui s'expriment de plus en plus ouvertement, les Tunisiennes entendent défendre leurs acquis et demander plus de droits pour les femmes.
Certains politiciens appellent au retour de la polygamie (interdite depuis 1956), d'autres, comme le conservateur Bahri Jlassi, encouragent les unions avec des filles à peine pubères, des prêcheurs approuvent l'excision - qui n'a jamais été pratiquée dans le pays. « Il faut vraiment les entendre pour le croire, s'étonne Emma, enseignante à la retraite. Que des Tunisiens ayant évolué dans la modernité soient aussi réactionnaires, c'est juste incroyable. »

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