Droits de l'enfant

Près de 30 personnes représentant des organisations diverses de la société civile marocaine se sont réunies samedi 1er mars à Rabat pour renforcer leurs capacités sur le droit à l’éducation et débattre des recommandations qui peuvent être faites pour réformer le système éducatif marocain.
Cet événement organisé la Coalition Marocaine pour l’Education Pour Tous (CMEPT) et le Forum des Alternatives Maroc (FMAS) faisait suite à la publication mi-février d’une liste de questions du Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CDE) qui demande au Maroc de s’expliquer sur les discriminations qui persistent dans le système éducatif marocain et sur le manque de régulation du secteur de l’enseignement privé (voir le communiqué de la CMEPT www.e-joussour.net/node/13361).

 L’ONU questionne l’enseignement privé au Maroc

Dans un document (http://goo.gl/4P5Lch) présenté mardi 18 février 2014, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CDE) a formellement demandé à l’Etat marocain d’expliquer les mesures qu’il a prises pour s’assurer que tous les enfants, sans discrimination, aient accès à une éducation de qualité. Le Comité a demandé en particulier que le Maroc s’explique sur les mesures prises pour garantir que la croissance de l’enseignement privé ne se fasse pas au détriment de l’école publique. Il s’agit d’une première victoire pour le Forum des Alternatives Maroc (FMAS), la Coalition Marocaine pour l’Education pour Tous (CMEPT), et la Global Initiative on Economic, Social and Cultural Rights (GI-ESCR), qui ont présenté deux rapports parallèles (http://goo.gl/EAbLsu) au CDE en novembre 2013. Le CDE a en effet posé plusieurs questions à l’Etat marocain qui avaient été soulevées dans les rapports parallèles.

Collectif pour l’éradication du travail des « petites bonnes »

L’employeur(e) jugée coupable de l’homicide de Fadma, « petite bonne » tuée en Agadir en mars 2013, a été condamnée à 20 ans de prison fermes, le jeudi 23 janvier 2014 par La Cour d'appel de cette ville.
Cette affaire, qui avait bouleversé l'opinion publique, a été marquée par le soutien du « Collectif pour l'éradication du travail des petites bonnes », dont deux associations membres (Insaf et Bayti) se sont portées parties civiles, et la mobilisation active de nombreuses associations locales. Elle avait, par ailleurs, fait l’objet d’une large couverture médiatique nationale et internationale, tout au long du procès.
Néanmoins, la sévérité du verdict a créé une forte émotion et a ranimé le débat sur le sens qu’il convient de lui donner, dans le combat pour l’éradication du travail des « petites bonnes » dans notre pays.

La Fondation Omar Tazi des œuvres sociales et humanitaires se penche sur l’enfance. Cette tranche de la société étant la plus vulnérable, il est des plus nécessaires de lui assurer un accompagnement lui permettant une vie digne. C’était en effet l’objectif de trois conventions que la Fondation a signées jeudi 23 janvier avec SOS villages d’enfants, l’hôpital d’enfants du CHU Ibn Rochd de Casablanca et l’Association Bayti.

«Prendre soin de l’enfance ne se limite pas à la nourrir et lui offrir des habits propres», fait savoir Béatrice Beloubad, directrice nationale de SOS Villages d’enfants. En effet, que ce soit chez SOS Villages d’enfants ou à l’Association Bayti, l’engagement va au-delà des soins primaires que l’on peut accorder à un enfant en situation de rue ou ayant une vie difficile.

PROGRAMMES EN COURS

Forum social mondial 2013

Partenaires

FMAS
Al Shehab Foundation for Comprehensive Development (Egypt)
DSC (Egypt)
Teacher Creativity Center (Palestine)
Oxfam Novib (Pays-Bas)
Alternatives International
New Women Foundation (Egypt)
Popular Art Center (Palestine)
Alternative Initiative Network (Liban)
Ecumenical Popular Education Program (Liban)