Algérie

Des membres et dirigeants de plusieurs associations féministes et de défense des droits de l'Homme ont tenu, ce dimanche 12 janvier, un rassemblement à proximité de l’Assemblée nationale populaire (APN) à Alger où un léger dispositif sécuritaire a été installé, a-t-on constaté sur place. Les manifestants demandent l’abrogation de la loi sur les associations. Promulguée en janvier 2012, cette loi contraint toutes les associations à se conformer à de nouvelles dispositions sous peine de se voir dissoutes (lire).

COMMUNIQUE

Mort annoncée des associations ! Non à la résignation

Le 12 janvier 2014 marquera les deux années de l'application de la loi 12/06 relative aux associations, promulguée le 12 janvier 2012. Cette loi qui aurait dû s'inscrire dans un processus de réformes démocratiques, est malheureusement empreinte d’une régression totale en matière des libertés. C’est une loi liberticide qui porte atteinte à l’existence même de la société civile algérienne, elle reflète dans ses dispositions une volonté manifeste de mettre au pas toute la société.

La question de la nation se pose aujourd'hui plus que jamais, cinquante ans après d’indépendance de notre pays. Le processus de construction de la nation s’est amorcé en réponse au pouvoir colonial et, dès lors, la préservation et le développement de « la personnalité algérienne » ont été au cœur du combat pour l’affirmation de la nation. C’est dans ce contexte que naît la problématique de la question amazighe dans la construction nationale.
En effet, la culture amazighe qui devrait être au centre de la Constitution et de la fondation de notre pacte national et régional s’est trouvée rejetée, dénigrée, voire niée par le mouvement national.

Au moment où le monde rend hommage au grand Nelson Mondela à l’occasion du 65 ème anniversaire de la proclamation de la charte universelle des droits humains, les autorités algériennes sévissent en réprimant ceux qui mènent le combat de Madiba.
Malgré la ratification de cette convention en 1963 par l’Algérie, le respect des droits humains, des libertés individuelles et collectives et l’instauration d’un état de droit reste une utopie pour les algériennes et les algériens qui assistent à des violations massives des droits humains ; arrestations arbitraires des militants associatifs et syndicaux, interdictions de rassemblement et de réunion, attentes aux libertés et répression sous toutes ses formes.

PROGRAMMES EN COURS

Forum social mondial 2013

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