Trouver des solutions à la crise financière, réfléchir aux grands enjeux écologiques... des sujets ambitieux à l'ordre du jour du G8 qui se déroulera à Deauville les 26 et 27 mai prochains. Et du G20 qui se réunit à Cannes en novembre. Que peut-on espérer de ces rencontres ? Entretiens avec Naomi Klein, Susan George, l'ambassadeur de la Bolivie à l'Onu Pablo Solon, et des militants altermondialistes, pour qui ces réunions de « clubs de riches » sont un déni de démocratie.
«La dette climatique est avant tout une arme subversive pour construire l'égalité à l'échelle internationale», assure Maxime Combes, économiste, membre de l'Aitec.
Il y a des dettes plus respectables que d'autres. Celles que les Etats européens ont contracté pour sauver les banques et les marchés financiers semblent avoir plus de crédit que la dette climatique dont nos pays sont redevables envers l'ensemble de l'humanité. Pourtant, se plier aux logiques financières des acteurs sauvés quelques mois plus tôt sans remettre en cause leur pouvoir démesuré sur la société est irresponsable.
Il n'est pas rare de lire que les populations affectées par le changement climatique ou les conséquences des désastres environnementaux attendent beaucoup des sommets comme celui qui vient de s'ouvrir à Cancun pour résoudre les défis auxquels ils sont confrontés. Présenté comme le sommet de la dernière chance pour sauver la planète, Copenhague n'avait-il pas créé l'illusion qu'il était possible, par un accord entre les pays de la planète, de résoudre la crise climatique ? Cancun, dont plus personne n'espère un accord global, contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, suscite-t-il des attentes particulières ?
Economiste de formation, Maxime Combes (29 ans) est engagé depuis le début 1999 dans diverses organisations et réseaux altermondialistes, comme Attac France, puis le Cedetim et l'Aitec. Très impliqué dans l'organisation du village Intergalactique lors du G8 d'Evian (2003) puis dans le processus des Forums sociaux européens, il est aujourd'hui un des animateurs de la coalition Urgence Climatique Justice Sociale en France. Membre du Comité de rédaction de la revue Mouvement, contribuant au site d'Informations Bastamag.net, il est actuellement impliqué dans le projet Echos des alternatives