Egypte

Parce qu’il a contribué au réveil nationaliste de l’Egypte entrepris par l’armée, Haykal vient d’échapper à un attentat. Cet ancien conseiller de Nasser et fin connaisseur de la politique américaine et du monde arabe n’a pas démérité de cette réputation qui lui a été faite par Henry Kissinger : "Haykal est fier comme un lion et rusé comme un corbeau".

Des centaines de sympathisants de Mohamed Morsi, appréhendés par les autorités égyptiennes, sont privés de leurs droits fondamentaux, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique mercredi 17 juillet. L'organisation a recueilli les témoignages de détenus ayant affirmé avoir été frappés lors de leur arrestation, et avoir reçu des décharges électriques ou des coups de crosse de fusil.

Les autorités égyptiennes doivent respecter le droit de bénéficier d'une procédure régulière des personnes ayant été arrêtées et accusées d'avoir prôné ou employé la violence ces deux dernières semaines. Les allégations de mauvais traitements doivent de toute urgence faire l'objet d'enquêtes.

Les évènements qui se déroulent actuellement en Égypte soulèvent les plus grandes inquiétudes. Ils sont d’abord la conséquence des décennies d’absence de démocratie. La seconde intervention des forces armées a eu lieu dans un contexte où le pouvoir politique du Président Morsi, s’il émanait d’une élection reconnue tant nationalement qu’internationalement, se confrontait à des secteurs de plus en plus large de la société égyptienne : la volonté du Président Morsi et de ses partisans de s’approprier tous les mécanismes de l’Etat et de nier le rôle de la société civile contredisait l’aspiration à la démocratie d’une grande partie du peuple égyptien. La dégradation de la situation socio-économique, l’appauvrissement généralisé ont aggravé considérablement la situation.

Les militaires viennent d’écarter le président islamiste Mohamed Morsi. Cela vous surprend-il ?

Samir Amin. La chute de Morsi et du régime des Frères musulmans était tout à fait prévisible. Depuis des mois, tous les Égyptiens disaient qu’il fallait refaire un 25 janvier, date du début de la révolution égyptienne de 2011, pour nous débarrasser de la clique des Frères musulmans au pouvoir qui continuaient la même politique que celle de Moubarak, mais en plus violent, de mépris jusqu’à l’extrême de la démocratie. Une campagne de signatures a été organisée par un mouvement de jeunes pour demander le départ de Morsi. Elle a réuni 22 millions de signatures.

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