Libre échange

Le Maroc a signé en 2004 un accord de libre-échange avec les États-Unis d'Amérique. L'un des premiers du genre que ces derniers signent avec un pays de l'espace méditerranéen. Cet accord se veut global, n'excluant aucun domaine où les échanges entre les deux pays, en se libéralisant, peuvent se développer. Ce saut qualitatif est pour le Maroc une "première" dont les conséquences, tant internes qu'externes, seront considérables.

Un danger pour l’Afrique

Depuis 2002, l’Union Européenne (U.E) a donné le ton quant à sa volonté de revoir les bases de ses relations commerciales avec les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (A.C.P). L’accord de Cotonou (Bénin) en 2000, avait déjà introduit le débat de la révision des accords préférentiels pour construire des « Accords de Partenariat Economique » (APE), fondement d’une nouvelle base des relations commerciales entre les deux zones. Selon les européens, ces APE devront être l’une des stratégies les plus efficaces, les plus pertinentes pour sortir l’Afrique du sous développement, face à l’inefficacité du régime d’accès préférentiel accordé aux ACP depuis 1975 à travers les différents accords de Lomé.

L’Union européenne (UE) est en négociation depuis 2002 avec ses partenaires des pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) pour conclure les "Accords de partenariat économique" (APE), nouvelle base des relations commerciales entre ces deux zones. Ces APE sont la solution proposée par l’Europe aux pays africains face à l’inefficience du régime d’accès préférentiel accordé aux pays ACP depuis 1975 à travers les différents accords de Lomé. En 2000, l’accord de Cotonou sonne donc le glas de ce dispositif. Loin d’avoir favorisé le développement des relations commerciales entre ces régions, le volume des exportations des pays ACP vers l’UE n’a cessé de décroîttre. Les APE, selon le calendrier fixé par l’UE, doivent être conclus au plus tard au 31 décembre 2007. Ce jeudi, les acteurs de la société civile scanderont « Stop APE ! » et feront des propositions aux gouvernements des pays ACP et de l’UE.

La date fatidique du 1er janvier 2008 n’a pas suffi aux membres de l’Organisation mondiale du commerce pour aboutir à un consensus dans le cadre du Cycle de Doha. Membre actif du groupe informel des pays africains, le Maroc a consolidé son projet initial à l’OMC en attendant de finaliser son offre définitive. Il est aussi appelé à donner sa réponse au document de travail relatif à l’agriculture confié, il y a quelques jours, aux pays membres de cette organisation avant de se pencher sur les textes, la liste des produits industriels et des services, qui seront mis à la table de négociations au mois de février. Mais ce n’est pas tout, il doit aussi prendre une position claire en matière des règles d’origine, de réglementation interne et de marchés publics.

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