Le Comité de suivi élargi du Forum social maghrébin qui vient de tenir l’une de ses réunions à Casablanca a pris la décision de tenir le 1er Forum social maghrébin les 25-26 et 27 juillet 2008 au Maroc. C’est devenu une nécessité impérieuse pour dépasser les multiples reports qui s’érigeront, par la force des choses, en handicap face à la mobilisation et auront ainsi les effets contraires. L’initiative s’est appuyée sur les avancées depuis l’Assemblée préparatoire du Forum social maghrébin en 2006 qui a posé les fondements de la mise en place du FSMagh et la réussite du Forum maghrébin polycentré lors des mobilisations internationales des mouvements sociaux en janvier 2008.
La dynamique est également motivée par l’attachement de tous ses membres au projet, plus que jamais à l’ordre du jour, de l’édification d’un Maghreb des peuples. D’ailleurs, le Comité de suivi est convaincu que le Forum social maghrébin est un espace et un outil fondamental pour la réalisation du projet du Maghreb des peuples.
Une autre décision/engagement qui nécessite une grande mobilisation est celle relative à la tenue du 2ème Forum social maghrébin en 2009 en Mauritanie. Les altermondialistes maghrébins veulent soutenir les dynamiques de ce pays afin de l’insérer dans un agenda maghrébin. Une condition reste, toutefois, à satisfaire. La décision finale repose sur la dynamique sociale en Mauritanie. Les porteurs du projet dans ce pays devraient faire montre de davantage de disposition. Il faut ainsi avancer des prétextes de mobilisation.
Le Comité de suivi du FSMagh a choisi la commémoration du 50ème anniversaire de l’Appel de Tanger dans le cadre des échanges pour l’élaboration de la Charte du Maghreb des peuples et l’organisation de manifestations à même de renforcer les réseaux mis en place, et essentiellement, la consolidation de la coordination syndicale, la coordination des droits de l’Homme, la coordination des femmes et le mouvement des jeunes maghrébins et enfin, prise de conscience altermondialiste oblige, veiller au rapprochement des divers mouvements sociaux de la région qui se mobilisent contre la cherté de la vie, conséquence directe des politiques néolibérales.
Mais les observateurs estiment que toute cette dynamique ne portera pas si le niveau de démocratisation n’avance pas dans les pays du Maghreb et sans que les uns et les autres ne se libèrent des clichés et stéréotypes préconçus. La solution est de foncer là où l’on peut. Il ne faut surtout pas attendre que toutes les questions en suspens se règlent en même temps. Avec une telle démarche, un autre Maghreb reste possible.
Source: www.liberation.press.ma