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La crise économique contemporaine est d’une telle magnitude qu’elle évoque la Grande Dépression de 1929. Les éléments précurseurs de cette crise sont congrus au processus de dévaluation financière s’opérant aujourd’hui dans les marchés mondiaux. Le dépouillement des marchés financiers opérationnalise une récession de l’économie réelle. Le FMI prévoit une croissance économique du PIB mondiale de l’ordre de 2,2%, ce qui représente une contraction par rapport aux années précédentes. Les pays en voix de développement vont être intégralement responsable de la croissance économique mondiale. Cependant, les populations les plus pauvres du monde ne seront pas épargnées. Dans le cas échéant les pays en voix de développement devront faire dialoguer la richesse qui émane du développement avec le fléau de pauvreté. Mais avant voyons les causes sous-adjacentes de la crise économique.

QUE C’EST-IL PASSÉ?

La stagnation est l’œuvre de l’hégémonie des impératifs de croissance et de gains économiques. La structure financière a facilité l’accès aux crédits illicites en misant sur des valeurs foncières surestimées. Des banques ont alloué des prêts hypothécaires à des personnes dépourvues de moyens, mais estimaient que la forte valeur foncière ajoutée générerait un retour de revenu bien au-delà des dépenses. Toutefois, un ralentissement économique a inhibé les payements de l’intérêt sur l’hypothèque par les investisseurs. Du coup, les propriétés foncières furent saisies par les banques. Incapable de revendre, l’offre s’accrue et en concomitance la valeur foncière s’effondra. Les banques haltent la remise de crédit ce qui dialectiquement amplifiait l’immobilisation des flux économiques. La croissance économique est intrinsèque à la disponibilité de capital à investir. Dépensons l’argent de demain pour faire des gains aujourd’hui fût l’avatar de la croissance économique contemporaine.

La crise économique qui sévit à l’échelle planétaire est due aux caractéristiques systémiques du système capitaliste de l’ère actuelle. L’âge d’or du capitalisme et l’accumulation effervescentes qui lui est inné est désormais reléguée au temps passé. Les politiques d’intervention néolibérale reposant sur le Thatchérisme et le Reaganisme ont fait abstraction aux contradictions internes de ce système. En l’occurrence les salariés ont écopé dans la quête exubérante de croissance économique nationale. En conjoncture, la déréglementation des institutions garantes du système économique a facilité l’émergence d’un bien être illusoire. Celui-ci est pourvoyeur de capital financier en subordonnant le capital industriel. Somme toute, les schémas de croissance économique développés par les institutions financières ont été affranchit par leur paradigme.

RÉPERCUSSION POUR LES PVD

Les conséquences de la crise économique dans les pays en développement sont mitigées.  Les personnes dépourvues de moyens adéquats seront les plus susceptibles de basculer dans un état de pauvreté extrême. Le repli économique risque de devenir une crise humanitaire lorsque l’on dénombre 53 millions de pauvres supplémentaires. Les avantages comparatifs de l’Afrique, en l’occurrence l’exploitation de ressources primaires, manifesteront nonobstant une régression quantitative d’exportation. La hausse des prix des denrées alimentaires en conjoncture avec la situation défavorable du marché économique risque de faire sombrer les plus pauvres dans la famine. 

Les cordons de la panse des grandes institutions d’investissement et de prêts fluctuent en tandem avec la crise économique. En conséquence, les investissements à l’étranger seront inférieurs aux sommes distribuées ultérieurement dans les pays en développement. Toutefois, le retrait inopiné des fonds d’aide publique ne parviendra pas à dégrader l’économie des pays en développement compte tenu qu’ils représentent une fraction des revenus nationaux. Dorénavant, le manque de crédit pour opérationnaliser un développement risque d’être une entrave à la croissance économique africaine.

ET LE MAROC…

Les pays de l’Afrique connaîtront une contraction de la croissance économique. Néanmoins leur faible insertion dans les marchés économiques mondiaux et leur contribution menue est un antidote contre la contagion de la crise financière. Le développement de la consommation intérieure paralysera l’inflation de la crise. L’Afrique du Nord, en particulier le Maroc a une économie reposant sur l’assistanat, la distribution non-équilibrée des richesses et la solidarité due au caractère sociable d’une société encore traditionnelle malgré l’implantation de l’Offshoring. Cela  permet d’instaurer un filet social qui peut dissimuler les méfaits de la crise pour un certai temps et pour une durée assez prolongée du temps.
En 2008, le Maroc a connu une croissance économique de 6,2% de son PIB.  La vigueur des secteurs non-agricoles tels les télécommunications, les services financiers et les travaux publics sont responsables de cette posture économique du Maroc.

En dépit du climat hostile, le Maroc a dévoilé un nouveau Pacte national pour l’émergence industrielle et l’investissement. C’est un programme ambitieux qui tente de renforcer l’économie Marocaine. Parmi les objectifs établis, ce programme créera 220 000 nouveaux emplois, appuiera les investissements nationaux et étrangers, générera des recettes d’exportation supplémentaire de l’ordre de 95 milliards de Dh et augmentera le PIB. Ces mesures permettront d’endiguer le taux de chômage et le déficit commercial.

Le Maroc comme ses homologues industrielles en émergence devront faire preuve de bonne gouvernance et d’un souci économique afin d’éviter des répercussions humanitaires.
Je vous invite à consulté les documents ci-dessous pour de plus amples informations.

http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=12283

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22068447~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html

http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/0,,contentMDK:21986067~pagePK:64165401~piPK:64165026~theSitePK:469372,00.html

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/COUNTRIES/MENAEXT/MOROCCOEXTN/0,,contentMDK:22015592~pagePK:141137~piPK:141127~theSitePK:294540,00.html

http://www.un.org/french/ecosocdev/geninfo/afrec/vol22no4/224-repercussions.html

http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2008/update/03/