BAHREÏN : ACHARNEMENT CONTRE LE DÉFENSEUR DES DROITS DE L’HOMME NABEEL RAJAB

Le militant des droits de l’homme et président du Bahreïn Center for Human Rights, Nabeel Rajab, comparaîtra le 5 août prochain, en appel de la décision de justice du 9 juillet 2012 qui l’a condamné à trois mois de prison pour des tweets jugés diffamants. La cour a également décidé d’examiner, lors de la même audience, une autre affaire dans laquelle il est accusé d’“appel et de participation à des manifestations illégales”, alors que sa comparution dans cette affaire était initialement prévue pour le 26 septembre.

À quelques jours du verdict, Reporters sans frontières dénonce l’acharnement des autorités contre Nabeel Rajab et s’inquiète de la situation des défenseurs des droits de l’homme au Bahreïn : “Nous demandons à la justice bahreïnie d’abandonner les charges qui pèsent contre Nabeel Rajab et exigeons sa libération immédiate”. L’organisation dénonce la répression des voix dissidentes dans le pays, et appelle la communauté internationale à faire pression sur le Royaume.
Nabeel Rajab avait été condamné pour “diffamation envers les citoyens de la ville de Muharraq” après avoir déclaré, sur Twitter, que le Premier ministre du Bahreïn avait été bien accueilli par les résidents de cette ville uniquement parce qu’ils avaient été payés. Toujours sur Twitter, le militant avait appelé le Premier ministre du Bahreïn à démissionner.

SOURCE : RSF
 

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