qui.png

Bulletin éléctronique

world-fr.gif

forum Elu

education.jpg









Commerce international

Professeur Samir Amin, économiste, sur Rfi : ‘L’Afrique a connu 50 ans de retard avec une part importante des classes dirigeante

Samir Amin est un éminent professeur d’économie politique du développement de nationalité égyptienne. Il est en même temps écrivain, auteur de plusieurs ouvrages. Il préside également le Forum du Tiers-monde et enseigne dans plusieurs universités à travers le monde. Invité par Rfi samedi matin, ce grand spécialiste du Tiers-monde n’y est pas allé avec le dos de la cuillère dans ses critiques contre le système économique mondial actuel. Il n’a pas, non plus, dédouané les classes dirigeantes africaines dans le retard économique et social du continent. Cinquante ans après les indépendances, faites-vous partie de ces pessimistes qui disent que ce sont cinq décennies de perdues ?
Samir Amin : Je ne suis pas un pessimiste et je ne pense pas que ce sont cinquante années de perdues. Je suis très critique à l’égard des Etats africains, des classes dirigeantes. Mais je reste plus critique à l’égard du système économique mondial qui est responsable, en grande partie, des échecs africains. La colonisation a été catastrophique. Au sortir de la colonisation, au Congo belge, il n’y avait que neuf Congolais à avoir fait des études supérieures. Avec les trente ans du régime de Mobutu qui est l’un des plus ignobles qu’on ait connus dans l’histoire, les Congolais qui ont fait des études supérieures se comptaient par centaines de milliers. Ainsi, le pire des régimes africains a fait mieux que la belle colonisation belge. Il faut aussi rappeler ces choses-là.

Samir Amin : "Le système mondial est en grande partie responsable des échecs africains"

Christophe Champin RFI
lundi 8 mars 2010

Samir Amin, 79 ans, n’a rien perdu de sa fougue militante. Tête pensante du Tiers mondisme, proche de certains des pères des indépendances, comme Modibo Keita, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages politiques et économiques, il traque le capitalisme et l’impérialisme international sous toutes leurs formes. Interrogé par Christophe Champin (RFI), il dresse le bilan de 50 ans de relations entre les États africains et le reste du monde.

R.F.I. : Faites-vous partie de ces pessimistes qui

Mobilisations paysannes contre l'OMC: « l'Organisatrice mondiale des crises»

Du 27 novembre au 3 décembre prochain, le mouvement paysan international La Via Campesina et Uniterre seront présents à Genève à l'occasion de la 7ième Conférence de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Une trentaine de délégués (hommes et femmes) en provenance d'Afrique, d'Asie et d'Europe comptent rappeler aux ministres qui vont se réunir leur responsabilité dans le chaos actuel alimentaire, financier, et climatique. Le bilan des politiques de l'OMC et des accords de libre échange est catastrophique, notamment pour l'agriculture paysanne mondiale. Le cycle de Doha - soit disant cycle du développement - est tout au plus un cycle de développement des crises. Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC n'a de cesse de présenter les politiques de son organisation comme une solution miracle pour les économies du monde. Mais, après 15 ans d'opposition aux politiques de l'OMC, les paysans et les paysannes ont rebaptisé l'OMC « l'organisatrice mondiale des crises ».

Traité sur les semences: Déclaration de Via Campesina

Aux membres du Comité directeur du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation,

web-news-fr.jpg