Le temps passe trop vite. Avec un peu de recul, l'homme s'aperçoit qu'il n'est qu'un passager sur cette terre. A chacun sa traversée; parfois le chemin est escarpé et difficile, parfois les choses s'avèrent simples et faciles. Paris offre cette opportunité de se poser, avec détachement, des questions sur le pays des origines.
Ainsi, et comme chaque fois que les grandes puissances et les puissances régionales ne sont pas d’accord sur la répartition des rôles et des intérêts entre eux, dans un Moyen Orient considéré comme la région centrale dans la stratégie internationale, une guerre interconfessionnelle éclate au Liban ; et la « révolte » des belligérants ne se calme que si les grands joueurs leur donne
Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies décide de partager la Palestine en un État juif et un État arabe, plus une zone sous « régime international particulier » pour Jérusalem et les Lieux saints. Le monde arabe refuse et, le 15 mai 1948, intervient contre l’État juif proclamé la veille.
Le présent rapport donne suite à la résolution 1783 (2007) du Conseil de sécurité dans laquelle le Conseil demandait aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations de fond et d’assurer ainsi l’application de sa résolution 1754 (2007) ainsi que le succès des négociations.
Tandis que le camp de réfugiés palestiniens de Nahr-el-Bared est totalement détruit après plusieurs longues semaines de bombardements intensifs par l’armée libanaise contre le Fatah al-Islam, que le camp de Baddawi est devenu le nouveau refuge surpeuplé de réfugiés parmi les réfugiés, que la question de l’organisation de la sécurité des Palestiniens au Liban est de nouveau à l’ordre du jour.
La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU a mis fin à un mois de combats entre Israël et le Hezbollah mais n’a pas fait grand-chose pour résoudre le véritable conflit qui les oppose et qu’une mauvaise application de cette résolution pourrait raviver. Cette résolution connaît un succès remarquable et est généralement bien appliquée par les parties intéressées. Cependant, les parties pourraient être tentées d’en faire trop, ce qui pourrait entraîner un regain de violence.
Le Liban se retrouve déstabilisé et au bord d’un nouvel effondrement, se rapprochant toujours plus d’une opposition explosive entre sunnites et chiites, avec une communauté chrétienne affaiblie et divisée coincée entre les deux. Le fragile équilibre politique et sectaire établi depuis la fin d’une guerre civile sanglante en 1990 n’a jamais été la solution idéale et n’a pu être maintenu qu’à un prix élevé. Cet équilibre reposait sur le consentement occidental et israélien d’une tutelle syrienne et sur un système politique national peu propices à des réformes internes qui faisaient cruellement défaut, et il était grand temps d’opérer un changement.