Officiellement interdite en Égypte depuis 1954, la Confrérie est pourtant actuellement tolérée par le pouvoir et représentée au Parlement, où elle détient 88 des 405 sièges, soit un peu plus du cinquième de ceux-ci. Leur programme prévoit explicitement la création d’un « État Islamique Civique ». Les récents événements démontrent en tout cas que le pouvoir égyptien a décidé de poursuivre sa politique visant à contrer les visées des Frères Musulmans.Près de six cents, dont des parlementaires, sont en prison, les responsables financiers ont été traduits en justice et, en arrêtant trente-cinq membres de la Confrérie à la fin du mois de jeûne de ramadan, le gouvernement montre maintenant qu’il souhaite désormais s’attaquer aux Frères sur un terrain sur lequel il ne s’était aventuré jusqu’ici que prudemment: la religion. Cet article tente de montrer comment les Frères ont tenté de se montrer sous leur meilleur jour pour séduire les Égyptiens, en faisant notamment évoluer leur tactique et comment le pouvoir a, initialement, utilisé la Confrérie avant d’être obligé de la contrer aujourd’hui pour ne pas se laisser déborder.
Pour lire la suite de cet article par Patrick Esteve, consultez le site de l'ESISC.