Tunisie: grève de la faim d'une enseignante et journaliste de l'opposition

Une journaliste tunisienne de l'opposition Zakia Dhifaoui a observé lundi "une grève de la faim symbolique", à l'occasion de la journée mondiale de la femme, pour réclamer sa réintégration à son poste d'enseignante.

Elle a déclaré à l'Associated Press avoir été radiée du corps enseignant depuis septembre 2008. Elle avait soutenu et couvert les manifestations de protestations sociales qui ont secoué le bassin minier de Gafsa (sud-ouest tunisien) pour l'hebdomadaire "Mouatinoun", l'organe du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), une formation de l'opposition légale.

Enseignante en histoire-géographie à Kairouan (centre), elle a été condamnée à quatre mois et demi de prison pour "perturbation de la circulation sur la voie publique, rassemblement non autorisé et jet de projectiles", des accusations "fabriquées", selon elle.

Outre le FDTL, où elle est membre du conseil national, Mme Dhifaoui, 44 ans, milite aussi au sein de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) et de l'association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).

Elle espère que les autorités lèveront la sanction qui la frappe, faute de quoi elle envisage d'entamer une grève de la faim illimitée.

source: nouvelobs.com

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