Au Maroc, à l’instar de plusieurs sociétés tiers-mondistes, on constate qu’il y a une rupture radicale entre l’Université et les autres éléments de
Devant cette situation confuse une seule réalité, à goût amer, est concrète : l’Université marocaine est en crise à la fois véridique et profonde. Plusieurs constatations attestent de ce désarroi calamiteux accablant cette institution.
Il est indubitatif que l’Université, dans sa conception moderne, est une institution qui a vu le jour récemment au Maroc, c'est-à-dire à l’ère coloniale française. Cela confirme qu’il s’agit d’une institution encore nouvelle et qui manque de maturité à l’instar des autres institutions et concepts à savoir le parlement, la constitution, l’école, les usines et fabriques…etc. Cette idée pourrait être réfutable au cas oû on considère que les idées humaines sont universelles et pourraient être héritées par la société quelle qu’elle soit. Certes, sauf que le Maroc n’a pas pu développé ce secteur d’intellection. L’Université au lieu de contribuer à l’éducation elle est restée depuis l’indépendance comme une source de trouble que l’Etat du Makhzen devrait opprimer et assujettir à chaque reprise. L’Etat a mobilisé tous les moyens dans le dessein de lutter contre les idées provenant de cette institution, tout en les considérant comme révolutionnaires et anti-stabilité politique. Grand nombre d’étudiants ont été martyrisés et horriblement massacrés et assassinés durant les années de Plomb du siècle dernier. Le régime politique à l’époque luttait sans merci contre l’intelligentsia naissant dans les différentes universités marocaine. Des voix dénonciatrices s’élevaient contre la politique de décimation menée par l’Etat et ayant pour fin l’extermination et l’anéantissement des valeurs progressistes et des pensées s’engageant pour la liberté des hommes et des femmes et pour la démocratie et l’Etat des institutions démocratiques. Personne ne peut nier le fait qu’il y avait également d’autres pensées dogmatiques, d’autres incitant aux complots, parfois même des idéologies racistes voire terroristes. Or, il s’agissait d’un débat d’idées qui ne peut être que favorable pour notre peuple. Ce débat a été radicalement assiégé par les forces de l’ordre, les mouchards, les prisons, et les massacres inhumains. Les résultas de cette politique restent indéniablement calamiteuses. L’intellectuel, l’Homme de lettres, le penseur et théoricien ne sont plus engagés dans la vie politique. La recherche scientifique et créations techniques et littéraires ont survolé à d’autres Etats industrialisés et respectant le droit à la différence…l’Université marocaine est devenue plus que jamais une institution figée, productrice de chômeurs et d’ignorants. Doit on responsabiliser nos étudiants ? Notre ministère ? Notre gouvernement ? Non ! Il s’agit de toute une structure. D’abord on ne peut plus imaginer une société contenant une Université forte au milieu d’autres secteurs arriérés. Deux principaux responsables : le régime totalitaire et le politicien corruptible.
Il est bien temps d’associer l’Université à son environnement socio-économique ; et cela en motivant les recherches universitaires et en luttant contre la tricherie, le clientélisme et
Devant les chiffres alarmants des organisations internationale et qui classent le Maroc parmi les Etats les plus attardés en matière d’enseignement, l’Etat affirme aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable crise tout en évoquant l’évolution et la progression de la réforme universitaire. Une réforme jugée superficielle et futile par des observateurs. D’autres croient à la nécessité de réformer cette réforme !