Par_Montassir SAKHI.
La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU a mis fin à un mois de combats entre Israël et le Hezbollah mais n’a pas fait grand-chose pour résoudre le véritable conflit qui les oppose et qu’une mauvaise application de cette résolution pourrait raviver. Cette résolution connaît un succès remarquable et est généralement bien appliquée par les parties intéressées. Cependant, les parties pourraient être tentées d’en faire trop, ce qui pourrait entraîner un regain de violence.
Lorsque les négociations israélo-palestiniennes sur le statut final reprendront, la question des réfugiés palestiniens en sera probablement l’une des principales pierres d’achoppement. Depuis la guerre de 1948, la situation des réfugiés et leur revendication d'une reconnaissance du droit au retour ont occupé une place centrale dans la lutte palestinienne. Les Palestiniens préviennent qu’une communauté de réfugiés en colère dont les principales revendications resteraient insatisfaites ferait obstacle à tout accord de paix. De leur côté, les Israéliens rejettent l’idée de tout retour significatif qui compromettrait la viabilité de l’Etat juif.
Engagée depuis 1997 dans une action d’information sur les violations des droits humains en Algérie et de mobilisation en faveur du « rétablissement de la paix, la vérité et la justice en Algérie », l’association Algeria-Watch a toujours accordé une grande importance à toute initiative en ce sens. C’est pourquoi il lui a paru important de réagir au projet, élaboré en mars 2007 à Bruxelles par certaines associations algériennes de défense des droits humains, d’une « Commission pour la Vérité, la paix et la Conciliation respectueuse des devoirs de Justice, de Vérité, de Mémoire, de Dignité et de Réparation ».