Reporters sans frontières déplore le verdict rendu par la cour d’appel de Salé (près de Rabat), le 27 mars 2012, concernant la peine de Walid Bahomane. Le net-citoyen, condamné en première instance à un an de prison pour “atteinte à la sacralité du roi” sur Internet, a vu sa peine prolongée de six mois. Il passera donc dix-huit mois en prison.
Le 14 mars dernier, la cour d’appel de Taza (nord-est) a maintenu la condamnation d’Abdelsamad Haydour à trois ans de prison ferme, pour le même chef d’accusation.
L’organisation dénonce deux procès expéditifs et inéquitables. Ces sentences particulièrement sévères contribuent à renforcer l’autocensure des net-citoyens.
Le Maroc a perdu trois places dans le classement mondial de la liberté de la presse 2011/2012, et se situe désormais au 138ème rang.
Qui presse “le bouton”, quelle administration et à partir de quels locaux sont exercés les blocages illégaux des sites internet en Tunisie ? Personne ne le sait !
Quatre journalistes de l’émission « Massaa Al-Kheir Benghazi » (Bonsoir Benghazi), de la radio Benghazi, arrêtés le 16 février 2010 au soir, ont été libérés le lendemain en début d’après-midi. Ces arrestations s’inscrivent dans une campagne plus générale menée par les autorités libyennes, depuis le début de l’année 2010, contre les médias, notamment les sites d’informations indépendants.